01/02/2016

« Le grand retour de l’Iran sur la scène mondiale», le bonheur pour tous ?

On ne peut sûrement qu’être satisfait de l’accord conclu avec l’Iran. Le gouvernement iranien s’en félicite, le monde des affaires, toujours à la recherche de nouveaux débouchés et de pays en croissance, se frotte les mains. Pour tous les iraniens, il y a peut-être une petite lueur d’espoir de sortir de leur « prison » (Le Matin Dimanche, 24.01.2016).

 


Hélas, à l’intérieur de l’Iran, beaucoup n’ont pas l’espoir de sortir de prison! 

On n’est pas libre en Iran de s’exprimer, de se rassembler. On n’est même pas libre d’avoir une autre religion que celles reconnues par le gouvernement. Si on est baha’i, on n’a pas de droit, pas de liberté. Il existe un plan*, signé par le guide suprême, pour empêcher les membres de cette communauté religieuse pacifique non seulement de croître mais simplement de vivre normalement, pratiquement de leur naissance à leur mort : les enfants de familles baha’ies sont sujets à moqueries et quolibets, les jeunes gens ne peuvent entrer à l’université ou sont exclus parce qu’ils sont baha’is, les adultes sont souvent renvoyés de leur travail, leurs biens sont confisqués, ils sont exclus des administrations, leurs tombes profanées et leurs cimetières détruits. Ils sont arrêtés arbitrairement, attendent souvent des mois en détention préventive, sans avocat, sans mandat d’arrêt. Les procès ont lieu en dehors de toute légalité. Des journaux, des prospectus distribués à la population, invite à la haine contre cette plus grande minorité religieuse du pays. Pour ses membres, qui malgré tout et avec un courage extraordinaire oeuvrent pour la paix, l’harmonie et la prospérité du pays qui est le leur et qu’ils aiment, la fin des sanctions est bien loin de signifier la fin de leur calvaire. Beaucoup de politiciens en sont conscients, mais la justification de l’économie est plus forte que toute politique.

 

 

* Plan connu de l’ONU

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