19/04/2015

Mettre fin à l’extrême pauvreté

Un groupe de plusieurs chefs religieux a publié début avril une déclaration donnant un accord moral et un soutien ferme à la Banque Mondiale pour mettre fin à l’estrême pauvreté dans le monde d’ici 15 ans.

Cette déclaration, Ending Extreme Poverty : A Moral and Spiritual Imperative (Mettre fin à l’extrême pauvreté : un impératif moral et spirituel) a été rendue publique au cours d’une téléconférence de presse le 9 avril dernier, en la présence de Jim Young Kim, président de la Banque Mondiale et les représentants des groupes religieux qui l’ont élaborée.

 

 


« Mettre fin à l’extrême pauvreté exigera une approche exhaustive qui s’attaque à ses racines profondes, y compris les maladies qu’on peut prévenir, le manque d’accès à une éducation de qualité, le chômage, la corruption, les conflits violents et la discrimination envers les femmes, les minorités ethniques et d’autres groupes », indique le communiqué, dont les auteurs comprenaient des représentants des religions bahá’íe, bouddhiste, chrétienne, hindoue, juive, musulmane et sikh.

« Cela nécessitera également un changement dans les habitudes qui causent la pauvreté : la cupidité et l’hédonisme, l’insensibilité à la douleur des autres, l’exploitation des personnes et des ressources naturelles », poursuit le communiqué.

 

Cette déclaration résulte d’une réunion en février de chefs religieux, de représentants d’organisations confessionnelles et de fonctionnaires de la Banque, convoquée dans le cadre d’un effort global par le Groupe de la Banque mondiale pour mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Plus de 30 chefs religieux et représentants d’organisations confessionnelles ont participé à ce processus et ont promis d’engager et de soutenir tous les efforts dans leurs programmes et leurs travaux.

 

« En général, la religion a la capacité de faire appel aux réserves profondes de la motivation humaine et, par conséquent, de libérer la volonté collective et d’élever la conscience des gens, d’une manière qui met la dimension morale de la pauvreté au premier plan » a déclaré Madame Bani Dugal, représentante de la communauté internationale baha’ie auprès de l’Organisation des Nations Unies.

« Du point de vue bahá’í, les individus ont la responsabilité d’aider les pauvres, mais il incombe aux sociétés et à leurs institutions de créer les conditions où la pauvreté peut être éradiquée.

« Les efforts pour s’acquitter de cette responsabilité et promouvoir le bien-être de tous ont été bloqués en grande partie par la poursuite de l’intérêt personnel et, en général, par la désunion qui semble malheureusement caractériser beaucoup de nos activités individuelles et institutionnelles aujourd’hui.

« Ce qui est nécessaire est une nouvelle vision de la société où la coopération est le mode dominant de l’interaction sociale et économique, et où la reconnaissance de notre unité sous-jacente et de notre interdépendance est fermement défendue », a continué Mme Dugal.

 

cf www.bahai.fr


Commentaires

Magnifique perspective.
Aller jusqu'aux aux sources, jusqu'aux^racines du mal: indispensable. Je vous cite, une "nouvelle vision de la société où la "coopération" est (sera) le mode dominant de la société (ne dépendons-nous pas tous les uns des autres?)!

Coopération, non plus compétition, cette compétition jadis dénoncée par Albert Jacquard qui a prédit le non sens, le chaos présent concernant... toujours les mêmes.

Bien encourageante la présence de Jim Young Kim, président de la Banque Mondiale ainsi que des représentants des groupes religieux présents et actifs dans la durée.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19/04/2015

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