15/04/2015

Allumer une bougie …

pour se souvenir, pour témoigner, pour alerter …

 

 

C’est un peu ce qu’a fait Maziar Bahari, journaliste et réalisateur iranien avec son film « To light a Candle ». Emprisonné quelques mois en 2009 car militant pour les droits humains, il a quitté son pays, comme tant d’autres. Musulman, il est touché par ce qui se passe en Iran pour ceux qui n’y partagent pas la vision du gouvernement et des leaders religieux.



Il a donc réalisé un film documentaire sur la communauté baha’ie d’Iran, la plus importante minorité religieuse du pays dont l’existence n’est même pas reconnue dans la Constitution. « Je suis vraiment bouleversé par ce qui semble être une politique systématique de discrimination contre les bahá’ís, y compris dans le secteur de l’éducation », a-t-il déclaré, ajoutant que la politique est tout à fait explicite, à tel point que les bahá’ís sont expulsés de l’université si leurs croyances religieuses sont connues.

 

Le film «To light a Candle », tourné dans des conditions précaires, expose donc la situation des jeunes baha’is d’Iran, privés du droit à l’éducation supérieur à cause de leur religion. A l’heure où ce grand pays veut revenir sur la scène internationale « blanchi » de toute accusation, le documentaire montre un autre visage de la réalité. 

Montré au public ce jeudi 16 avril au cinéma du Grütli à 19h30, il sera suivi d’un débat avec la présence du professeur Jean-Dominique Vassali, recteur de l’Université de Genève, du professeur Mohammad-Reza Djalili et de Diane Ala’i de la Communauté Internationale baha’ie auprès de l’ONU. A noter que le film est présenté en marge du Festival du film et Forum international sur les droits humains.

 

 

http://www.educationisnotacrime.me


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