01/04/2015

Protection de la diversité culturelle et droits de l’homme

Belle conférence-débat, tenue mardi soir à l’Université, avec des invités de prestige, concernant la protection de la diversité culturelle. Ces dernières années, nous avons pu voir la destruction de sites historiques et culturels, depuis les bouddhas géant de Bamiyan en Afghanistan, datant du 6ème siècle et dynamités en 2001 par les talibans jusqu’à la récente destruction par bulldozers de l’antique cité de Nemrod (Irak) ...

 

 


Metin Arditi, envoyé spécial de l’Unesco pour le dialogue interculturel, en a fait la liste qui, hélas, n’est sans doute pas exhaustive. En détruisant ces vestiges du passé, on détruit une partie de l’histoire, on cherche à effacer des mémoires tout ce qui fut «avant», à faire table rase d’un patrimoine illustrant la diversité humaine.

Et tous les intervenants, comme Metin Arditi, Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, Julia Kristeva, écrivaine, psychanalyste et professeure, Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Comissaire aux droits de l’homme, d’adresser un vigoureux playdoyer pour que l’enseignement mette au programme des étudiants (et aussi des enfants, dès le plus jeune âge) ce qu’ils nomment les «humanités», la littérature, les langues, l’histoire, le fait religieux, ce qui permet de donner un sens et une identité à l’humain, au vivre ensemble, une «éducation pour une citoyenneté globale», alors que souvent l’accent est mis sur les mathématiques et la science pure.

Plaidoyer aussi pour les enseignants qui sont un facteur décisif de la civilisation en éduquant les enfants et les jeunes. Plaidoyer pour que les coupes budgétaires et la vision à court terme des politiques ne soient pas un obstacle à un enseignement de qualité.

 

La tâche est ardue et le chemin bien long! Mais il faut bien marcher ...

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