05/12/2012

SIDA : Lutter encore ...

 

Samedi dernier, c’était la journée mondiale de lutte contre le Sida. L’Espace Fusterie, à Genève, a ouvert ses portes à une très belle cérémonie inter religieuse, rappelant à chacun et chacune que cette terrible maladie n’est pas encore vaincue...

 


 

Une cérémonie émouvante, se référant au passé mais aussi porteuse d’espoir, malgré la recrudescence des infections. Un rappel des morts mais aussi de la possibilité de se soigner, de guérir un jour, de ne pas tomber malade aussi en se protégeant. Il y a eu diverses interventions, excellentes, je vous livre la mienne :

 

Dans les écrits de ma religion, la foi baha’ie, il est dit : « Ton nom est ma guérison, Ô mon Dieu, et ton souvenir est mon remède ...» et aussi «Te souvenir de moi, c’est guérir de tous tes maux...».

En relisant ces paroles de Baha’u’llah, je me suis interrogée sur ce qu’elles peuvent signifier aujourd’hui, pour moi, pour nous, alors que l’on parle du Sida, dont on sait que, pour le présent encore, on ne guérit pas totalement.

 Je me souviens au milieu des années 80 que je découvrais avec effroi et colère des images d’hommes qui se mourraient car on leur avait transfusé du sang contaminé.  J’y étais particulièrement attentive pour avoir mis au monde à cette époque un garçon qui a eu besoin de transfusions. A un certain moment, on ne savait pas, mais ensuite certains ont su mais ont préféré l’ignorer et on a continué à injecter des produits contaminés. Beaucoup de patients ne sont plus là aujourd’hui.

Quel rapport avec la guérison ? 

Si mon fils n’a pas eu à souffrir, c’est parce que des chercheurs ont trouvé comment inactiver les virus et des médecins ont appliqué ces nouvelles méthodes.

 «Mon souvenir purifie toutes choses de la corruption, puissiez-vous le comprendre.» «Te souvenir de moi, c’est guérir de tous tes maux.» C’est vouloir guérir de la lâcheté, de la malhonnêteté, de la cupidité, du mensonge. Se souvenir de Dieu, c’est accepter la responsabilité de sa propre âme, la responsabilité de son propre corps, la responsabilité de ne pas nuire à soi-même ni à autrui, c’est développer les qualités spirituelles proposées par toutes les religions et surtout les appliquer dans sa vie de chaque jour. Pour moi, la souvenance de Dieu impose des règles de vie librement acceptées non pas dans le sacrifice et la morosité, mais dans la joie de se savoir protégé par des convictions , des vertus, des exigences. Ce n’est pas facile certes et personne n’est parfait! C’est un chemin à prendre, sur lequel on n’est pas seul.

Je termine avec encore une citation :

 

«Si vous êtes atteint d’une maladie ou d’une affection, consultez un excellent médecin. Ne négligez pas le traitement médical lorsqu’il s’avère nécessaire...

Notre guérison ne sera complète que si elle s’accompagne de la bénédiction céleste, car la médecine n’est que le moyen extérieur et visible par lequel nous parvient la guérison du ciel. Si l’âme n’est pas guérie, le soin que l’on applique au corps est inutile. Tout est entre les mains de Dieu, et sans Lui, la santé ne peut exister en nous.»*

 

Je souhaite à tous d’être dans cet état de santé!

 

Abdu’l-Baha


11:58 Publié dans Santé, Solidarité, Spiritualités | Tags : sida, santé, guérison, abdu'l baha | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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