05/07/2012

Une révolution encore à venir

Peut-être, comme moi, avez-vous entendu l’interview accordée par Yann Arthus-Bertrand dans un « téléjournal» il y a quelques jours ? De retour de Rio où il a présenté son dernier film, «Planète Océan», il a répondu à quelques questions au sujet de cette grande conférence, décevante pour beaucoup.



On ne peut soupçonner Yann Arthus-Bertrand de bigoterie. C’est au contraire un athée affirmé. Pourtant ce qu’il appelle de ses voeux, c’est une révolution encore à venir.

Il y a eu la révolution industrielle, la révolution économique, politique, la révolution sociale, celle des moeurs et la révolution sexuelle. Celle qui reste à faire, celle que Yann Arthus-Bertrand souhaite, est une révolution spirituelle. Il précise : pas religieuse mais spirituelle.

Une révolution qui dépasse les clivages entre les religions, qui révèle ce qu’il y a de plus profond, de commun et de transcendantal dans chacune, d’essentiel : l’amour et le respect pour la création et les créatures. Pour l’autre qui est mon semblable. Aimer son prochain comme soi-même et ne pas lui faire ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse.

Vieux message!! Mais «dans le monde, le mal continue d’exister seulement parce que les gens ne font que parler de leurs idéaux et ne s’efforcent pas de le s mettre en pratique. Si les actions remplaçaient les paroles, la misère du monde serait rapidement changée en confort.»*

A méditer ... avant d’agir!

*Causeries d’Abdu’l-Baha à Paris

10:06 Publié dans Développement durable, Nature, Spiritualités | Tags : yann arthus-bertrand, rio+20, planète océan | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Cela parait évident : le monde changera quand les idéaux de générosité prônés par tant de religions et d'athées engendreront des actes en accord.
Le vrai chemin spirituel, individuel et collectif, est justement d'aboutir à une cohérence entre actions et convictions, ces dernières potentiellement source de lâcheté comme de courage : de lâcheté lorsqu'elles ne servent que de carte de visite et d'alibi, de courage quand elles s'expriment concrètement, quitte à attendre leur heure pour intervenir avec pertinence.
Encore faut-il ne pas les perdre, ni se perdre en route...
Le danger je crois est moins dans la tentation d'une trahison ponctuelle majeure que dans l'adaptation quotidienne aux idées ambiantes, jusqu'à un état de vague acceptation, puis de renoncement, jusqu'à la trahison.

Écrit par : Dominique Contardo | 07/07/2012

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