08/08/2011

Je veux pas devenir vieille ...

J’ai écouté, regardé aimé Michel Serres dans l’émission «Pardonnez-moi» de Darius Rochebin. J’y ai vu un monsieur de 80 ans certes, mais pas un vieux. Parce que je ne veux pas devenir vieille ...


Pourtant la seule alternative serait de mourir jeune! C’est trop tard pour moi. Je veux devenir âgée, pas vieille. Je ne souhaite pas penser comme certains ronchons (c’est Michel Serres qui parle) que c’était mieux avant. Une sorte de nostalgie du passé qui fait oublier les guerres (d’Espagne, les deux guerres mondiales, l’holocauste), l’espérance de vie réduite, les femmes qui mouraient en couches, les enfants qui ne survivaient pas et ces maladies terribles que la vaccination a éradiqué dans nos régions. Non ce n’était pas «mieux» avant, c’était différent. On ne regardait pas la télévision en silence le soir mais rien n’indique que dans tous les foyers régnait un idyllique dialogue familial.

Le passé nous semble-t-il plus rassurant parce que connu que le présent ? Pourquoi cette nostalgie ? Peut-être parce que nous vieillissons et qu’il est dur de ne plus être aussi performant, aussi beau, en si bonne forme, aussi écouté, aimé ? Peut-être que la peur de la maladie, de la solitude, de la mort nous guette ...

Cela m’a plu de voir et d’écouter Michel Serre, comme chaque fois que je croise une personne âgée, pas une vieille . Dans d’autres pays, la question ne se pose pas, ils meurent beaucoup trop jeunes ...

07:57 Publié dans Société - People | Tags : michel serres, rochebin, pardonnez-moi, vieillesse | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Tout à fait d'accord avec vous sur le principe,mais le passé sert aussi de repères et ceux qui ont tout perdu famille y compris n'ont plus que ce ressourcement pour continuer ,car voir les copains d'école s'en aller les uns après les autres n'est guère encourageant,comme se retrouver face à un écran sans interlocuteur autre qu'un humain robotoisé n'est guère encourageant non plus surtout pour ceux qui ont travaillé toute leur vie dans les soins,le contact humain d'aujourd'hui n'a rien a envier à celui des années 50 et ceux gravitant encore sur mon chemin quotidien malgré leurs 80 ans passés sont des repères très importants pour stimuler ceux nés dans une commune et ayant malgré tous les bons conseils donnés par ceux partis,décidé d'y rester et d'y finir leurs jours et ce pour une excellente raison c'est qu'en ayant passé l'âge de la retraite on n'est peut-être pas forcément crû mais entendus c'est sûr ,franchir le mur du silence est un exploit seule une poignée d'humains plus très jeunes subsite dans notre commune pour montrer aux plus jeunes endormis qu'en étant âgés une nouvelle perception de la vie et de l'environnement est nécessaire grâce à l'accuité d'oeil de lynx qui nous fut enseignée par les enseignants de l'époque,et qu'avec nous mêmes plus en bonne santé les jeunes savent qu'ils peuvent nous faire totale confiance,les enseignements du Général Guisan ne sont pas restés lettres mortes,ceux ayant croisé son regards et entendu un de ses discours ne passent pas un jour sans lui faire un petit coucou son portrait ayant quitté les bistrots beaucoup en ont mis un sur leur table et seuls mangent et écrivent face à sa photo!on se console comme on peut ne dit-on pas?!
bonne journée à vous

Écrit par : lovsmeralda | 08/08/2011

Je ne veux pas devenir vieille !!!
Dans les années septante, j'avais une collègue de travail qui était âgée de "septante" ans ! C'était à Bâle, elle s'habillait en rose-mauve voyant, portait des hauts talons etc., à la sortie des bureaux le soir, nous descendions la Freie-Strasse, elle marchait devant nous et notre plaisir était de compter le nombre d'hommes qui la dépassait se retournait, quelle déception on pouvait lire sur leur visage !!!
Très gaie de caractère ; nous nous respections mutuellement. Une petite anecdote, nous étions en course un samedi avec le sport club de l'entreprise, assis dans le tram à Dornach, le contrôleur sort pour aller au WC, elle, elle tire de son sac un sifflet, souffle dedans et le tram démarre..., sans le contrôleur !!! Avec elle en tête quelle équipe nous formions !

Écrit par : Eulalie | 08/08/2011

Je ne veux pas devenir vieille !!!
Dans les années septante, j'avais une collègue de travail qui était âgée de "septante" ans ! C'était à Bâle, elle s'habillait en rose-mauve voyant, portait des hauts talons etc., à la sortie des bureaux le soir, nous descendions la Freie-Strasse, elle marchait devant nous et notre plaisir était de compter le nombre d'hommes qui la dépassait se retournait, quelle déception on pouvait lire sur leur visage !!!
Très gaie de caractère ; nous nous respections mutuellement. Une petite anecdote, nous étions en course un samedi avec le sport club de l'entreprise, assis dans le tram à Dornach, le contrôleur sort pour aller au WC, elle, elle tire de son sac un sifflet, souffle dedans et le tram démarre..., sans le contrôleur !!! Avec elle en tête quelle équipe nous formions !

Écrit par : Eulalie | 08/08/2011

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