05/06/2011

Les révolutions en cours ...

C’était presque l’euphorie il y a quelques mois, «le printemps arabe», «la révolution de jasmin», la fin des dictatures. Des peuples ont retrouvés la liberté de se réunir, de s’exprimer, d’élire bientôt leurs dirigeants, d’autres pays allaient suivre, le monde a basculé. On ne pouvait que s’en réjouir.


Pourtant, maintenant, on s’aperçoit que tout reste à faire et certains craignent même l’enlisement du processus démocratique et la récupération de ces révolutions par des caciques de l’ancien pouvoir. Aussi réjouissantes que soient les nouvelles de ces changements de régime politique, je pense qu’il faut rester très prudents.

Des dirigeants ont pu constater à leurs dépens que ni leurs armes ni leurs richesses ne garantissent la sécurité. Et que ceux sur lesquels ils comptaient pouvaient facilement leur tourner le dos. Des intérêts personnels, commerciaux, de pouvoir, dictent encore la marche du monde.

C’est une «révolution spirituelle», selon les paroles mêmes de Yann Arthus-Bertrand lors de son passage à Genève, qu’il faut au monde. Pas seulement en Egypte, en Tunisie, En Libye, des pays hors de l’Europe, mais chez nous aussi. Une révolution qui nous rappellera à chacun que nous n’avons qu’une seule terre pour y vivre tous. Que nous sommes tous embarqués dans le même bateau. On en voit tant de prémices, chez beaucoup de jeunes, dans des groupes et des associations, qui naissent du désir de contribuer à l’évolution de la société, désir qui jaillit dans beaucoup de pays. C’est dans chaque famille, dans chaque quartier, dans chaque groupe humain que doit se lever cette aube d’un monde nouveau. Nos esprits doivent s’imprégner de générosité, de paix, de compassion, d’altruisme. Pour faire face aux immenses défis imposés par le développement technologique, démographique, seul l’intérêt supérieur non de la nation mais des peuples, de l’humanité, doit nous guider. Le navire sur lequel le monde navigue ne sera pas le Titanic. Parce que nous le valons, -tous-, bien!

Pour finir, une citation de Bahá’u’lláh aux dirigeants du monde : « Vos peuples sont votre trésor. Prenez garde de ne pas violer par vos décrets les commandements de Dieu et de ne pas livrer vos états aux mains des voleurs. »

Baha'u'lah 1817-1892

Commentaires

Je suggérerais aux Bahá'íes de ne pas s'en mêler, c'est déjà assez la cata comme ça !

Écrit par : Corto | 05/06/2011

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