22/05/2011

«Demain, qui gouvernera le monde ?»

C’est le titre du dernier livre de Jacques Attali. On peut se poser la question, d’autant plus actuellement où on voit, d’une part, que nos pays ne sont plus isolés les uns des autres, que «l’effet papillon» a des répercussions dans le monde entier, et, d’autre part, que les lamentables turpitudes de ceux qui nous gouvernent font penser à des «malades», (titre du livre de P.Rentchnick et P. Accoce «Ces malades qui nous gouvernent « ), personnages qui chercheraient à sauvegarder leurs privilèges, dont ils abusent parfois...


Jacques Attali a le mérite de poser la question. Y aura-t-il quelqu’un pour faire face aux crises économiques, aux crises écologiques, aux crises sociales ? Y aura-t-il une institution pour le faire ou alors peut-on croire que chaque pays poursuive de son côté son développement, avec ses propres lois, ses propres intérêts, sans concertation avec ses voisins ? Non bien sûr, ce n’est depuis longtemps plus possible. Des catastrophes, des scandales, des injustices, des épidémies, des famines, des commerces illégaux ou criminels,  montrent que nous aurons besoin de règles et de droit dépassant les frontières et les intérêts des nations actuelles.

Jacques Attali offre la vision d’un gouvernement mondial, une sorte de Confédération planétaire, démocratique. Cette Fédération des Nations est prévue de longue date dans les enseignements de la foi baha’ie, Attali y consacre d‘ailleurs une page dans son essai.

«Un tel gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou en lieu et place de lui.Il est urgent d’y penser, avant qu’il ne soit trop tard.»


14:27 Publié dans Monde | Tags : gouvernement, attali, crises, fédération, vision, mondial, baha'i | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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