13/04/2011

Y a-t-il une culture suisse ?

Qu’est-ce qui fonde notre bien-vivre ensemble helvétique ? qui fait qu’on se sente faire part de ce pays ? que d’autres n’ont pas «notre» culture ? Quand je pense à mon pays, à quoi est-ce que je pense ? quel est l’environnement culturel dont je fais partie et que je revendique ?


Qu’est-ce qui fait la culture suisse ? Parler du chocolat, des banques, des vaches, de la fondue, c’est très réducteur! La religion ? Elle est plurielle et n’a généralement pas beaucoup d’influence dans la vie quotidienne. La langue ? Il y quatre langues nationales.... La façon de manger ? comme la langue, il y en a plusieurs. La façon de s’habiller ? Elle est presque partout pareille en Europe où les magasins sont les mêmes ... Qu’est-ce donc que la culture suisse ? Un peu tout ça peut-être et d’autres subtilités difficiles à percevoir et à décrire. Les références communes à toute la Suisse ne sont pas légion et on voit bien dans le résultat des votations qu’il y a souvent des différences d’appréciation selon les régions.

Me sentant profondément suisse, j’ai beaucoup de peine à définir cet espace commun qui me lie à mes compatriotes. A l’étranger peut-être, les Suisses se sentent-ils très suisses  et leurs références communes plus vivantes ?

La perte générale de repères identitaires forts, la difficulté à trouver des espaces communs ne produisent-ils pas une peur, un mouvement défensif qui va nous replier sur nous-mêmes, nous protéger des autres, des étrangetés des autres ? de ce que nous percevons comme tellement différents ? La «mondialisation» nous prive-t-elle de notre sentiment d’appartenance à un pays, à des racines ?

Notre identité de terriens, d’êtres humains embarqués dans une formidable aventure qui nous dépasse, tous vivants, mais temporairement, sur une seule planète aux ressources limitées, cette identité-là sera-t-elle assez forte pour qu’elle engendre solidarité, fraternité, enrichissement par les différences ... ?

«Il n’y a qu’une seule race, la race humaine ...»*

*Yves Coppens, paléoanthropologue, découvreur de Lucy


17:58 Publié dans Médias | Tags : culture, mondialisation, étrangeté, identité, race humaine | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Oui, je partage entièrement ton avis Danièle : "il n'y a qu'une race, la race humaine" et l'étrangeté que l'on peut parfois ressentir devant des différences est une richesse : ça s'appelle l'altérité, le goût de l'Autre : Miam miam...

Écrit par : xambeu | 14/04/2011

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