16/03/2011

Une immense douleur, une cruelle réalité

Il a 77 ans. Son épouse en avait 81. Ils étaient mariés depuis plus de 50 ans. Ils ont eu ensemble 4 enfants. Elle est décédée le 10 mars dernier. Il n’a pas pu aller à l’enterrement.


Il n’a pas pu assister son épouse dans ses derniers moments ni se rendre aux funérailles car il est emprisonné à Gohardasht, une tristement célèbre prison de Téhéran. Il n'est pas un criminel, il ne trouble pas l'ordre public, il n'est pas un ennemi de son pays.Il purge une peine de dix ans, ainsi que six autres baha’is, dont deux femmes.  Tous membres d’un groupe national veillant aux besoins de la communauté baha’ie de leur pays, au vu et au su du gouvernement.

Avant mai 2008, il avait été incarcéré à plusieurs reprises, son usine avait été confisquée, on lui a refusé des prêts, fermé les installations agricoles qu’il avait alors créées, on l’a empêché de voyager en dehors de l’Iran, lui et toute sa famille. Plusieurs de ses parents ont aussi été arrêtés. Parce qu’ils ne veulent pas renier leur foi.

Il semble que 8000 à 10000 personnes se soient rendues aux funérailles de cette dame généreuse et pleine d’espoir. Mais son mari n’a pas eu la permission de s’y rendre.

Vraiment il est dur en Iran d’être baha’i.

14:12 Publié dans Monde | Tags : funérailles baha'ies, iran, persécutions | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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