06/02/2011

Vote des femmes : comment c’était avant ?

Il y a quarante ans, les femmes suisses ont obtenu de pouvoir voter. Celles qui sont plus jeunes ne peuvent pas se souvenir de l’»avant». Ni des campagnes contre l’octroi de ce droit. Est-ce que les catastrophes annoncées, on a pu revoir certaines affiches dans la presse, se sont produites ?


Les femmes ne peuvent pas réfléchir sur des sujets graves, on va les troubler. Elles seront la proie des partis. Elles vont être déchirées entre des partis différents. Elles vont nuire à leur famille, à leur mari, à la tranquillité de leur ménage si elles ne votent pas comme leur époux...

Personnellement, je n’ai pas l’impression que ces catastrophes annoncées se soient produites. Je crois fermement que les femmes ont des droits égaux aux hommes, qu’elles sont tout aussi capables de réflexion, d’investissement, d’innovation. Je crois qu’elles ont des responsabilités égales. Dans de trop nombreux pays, -pas chez nous, c’est sûr!?- les femmes sont déconsidérées. Et dans de nombreux pays, ceux qui n’ont aucun pouvoir, hommes et femmes, sont déconsidérés.

Au 19ème siècle, en Perse, une femme* éduquée montra une fermeté et un courage stupéfiants. Elle voulait démontrer qu’une femme peut apprendre, discuter, argumenter et se montrer ferme comme un homme. Elle fut arrêtée, on lui jeta des pierres, on lui retira ses enfants, frappée d‘anathème, exilée, emprisonnée. «Vous pouvez me tuer quand vous voudrez, mais vous ne pouvez pas arrêter l’émancipation des femmes» déclara-t-elle à ses tortionnaires qui l’étranglèrent.

Les femmes iront de l’avant, non pas contre les hommes, mais avec, en compagnons, afin que les éléments masculin et féminin trouvent l’ équilibre et aident à la venue d’un monde plus juste et plus uni.

* Il s’agit de Tahirih Dans l’un de ses ouvrages, rédigé en 1891, Edward Granvile Browne écrit à propos de Tahirih, surnommée « Qurratu’l-’Ayn » (une consolation pour les yeux) : « L’apparition d’une femme telle que Qurratu’l-’Ayn est, dans quelque pays et à quelque époque que ce soit, un phénomène rare, mais dans un pays comme la Perse, elle constitue un prodige, que dis- je ?, presque un miracle. (...). »

14:20 Publié dans Femmes | Tags : femmes, vote, droits, égalité, perse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

pour les plus jeunes dont nous étions puisque le mouvement féministe fut notre cheval de bataille aussi, la politique était affaire d'homme,les femmes entre les enfants,le mari,le travail et la belle-famille n'avaient pas le temps de penser à autrechose et les pasteurs se gardaient le droit de les endoctriner intelligemment pour qu'elles apprennent à diriger leur ménage et rien d'autre,et surtout rester très soumises!le vote fut perçu comme un atout permettant à celles qui enfin pouvaient se libérer du joug familial,de pouvoir parler à haute voix et dire tout haut ce que leurs ancêtres malades très souvent par force de silences pensaient!

Écrit par : lovsmeralda | 06/02/2011

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