03/10/2010

La réticence à éduquer les filles

Je ne comprends pas la réticence qu’il y a dans beaucoup de pays à éduquer les filles, à les empêcher d’aller à l’école, à les tenir dans un état de servitude et de bêtise. Certes cela doit donner aux hommes un certain pouvoir ou une illusion de pouvoir, mais quelle gloire peut-il tirer du pouvoir exercé sur un être ignorant ?


Le rôle donné traditionnellement aux femmes est de faire des enfants et de tenir leur foyer.  C’est le cas dans des pays d’Afrique. Faire des enfants, beaucoup, car beaucoup meurent en bas âge; beaucoup de femmes meurent également en couches ou peu après, épuisées, ou ne peuvent s’occuper de leurs enfants. Quel «gain» alors pour leur seigneur et maître ?!

On sait que le taux de mortalité infantile en Afrique peut être relié au taux d’alphabétisation et d’éducation des mères. Ainsi éduquer les filles, les rendre capables de lire, de comprendre, de prendre des décisions, a un impact direct sur la mortalité des enfants.

Enseigner des gestes simples, promouvoir l’allaitement maternel, les soins d’hygiène de base aux nourrissons et aux accouchées, ces mesures relativement peu coûteuses et simples à mettre en oeuvre peuvent sauver des milliers de vie.

Plus encore, les femmes sont très souvent un facteur de développement pour toute leur famille, voire toute leur communauté.

Eduquer les filles et les femmes, c’est véritablement l’avenir de l’homme!

16:23 Publié dans Développement durable | Tags : femme, développement, éducation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.