08/04/2010

Pâques ... et puis la mort et la vie

Après Pâques où les chrétiens célèbrent la victoire de la vie du Christ sur sa mort, je vais à un enterrement et les réflexions arrivent.

La mort est vraiment la grande affaire de notre vie! Quel mystère! Que c’est dur parfois! Mais peut-être que la vie et la mort ne sont que des états différents de la conscience, dans une autre dimension, plutôt que des descriptions du temps, du lieu, de l’existence ou de la séparation ?


Il y a une analogie à ce sujet que je trouve très belle :
L’enfant, après sa conception, va se développer dans le ventre de sa mère. Parti de presque rien, une cellule qui a fusionné avec une autre puis qui se scinde et se multiplie, l’embryon va passer par des stades de développement qui vont petit à petit l’amener jusqu’à sa maturité, moment où il naîtra à la vie sur terre. Mais dans le sein de sa mère, il développe des attributs, des qualités, qui n’ont, apparemment, pas d’utilité : des poumons alors qu’il ne respire pas, des yeux alors qu’il ne voit pas, une bouche et une langue alors qu’il ne mange pas etc.
Il n’a aucune idée d’un autre monde que celui, aquatique, où il a commencé sa vie, il n’a pas conscience de la présence de sa mère en tant que personne, ni de celle de son père; mais ses parents sont eux au fait de cette petite vie qui n’est séparée d’eux que par la peau et des membranes.
Puis vient le grand bouleversement de la naissance : et tous les attributs que l’enfant avaient construits pendant 9 mois deviennent absolument nécessaires, indispensables. Il va petit à petit faire connaissance avec son nouvel environnement, avec ce que nous appelons la vie.
La mort est aussi un grand bouleversement. Peut-être que l’autre monde est lui aussi tout proche, à peine séparé du nôtre comme l’était celui de l’embryon dans sa vie utérine. Et que les attributs et les qualités qui nous seront nécesaires pour poursuivre notre voyage dans cet autre état sont des valeurs spirituelles, des qualités comme l’amour, la patience, la charité etc. que nous pouvons acquérir sur terre et qui donnent un sens à notre vie.
“La mort tend à tout croyant une coupe qui, en vérité, est la vie”
Ce sont ces réflexions qui me viennent à l’esprit après cet enterrement, alors que le printemps fait éclater tant de formes de vie ...

17:03 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Votre analogie est très intéressante ....on en- terre la personne disparue et à côté on admire les couleurs éclatantes des primevères qui sortent de terre. Que de paradoxes apparents dans nos vies. Merci pour vos réflexions.

Écrit par : mikoula26 | 09/04/2010

Les commentaires sont fermés.