21/11/2009

La faim et les moyens


Le sommet mondial sur la sécurité alimentaire, à Rome, s’achève sur des constatations habituelles, hélas. Il y a toujours des enfants (et des adultes) qui meurent de faim dans le monde, mais promis on en reparlera à la prochaine conférence!



Il y a également des enfants qui survivent mais qui, mal nourris, vont garder des séquelles importantes (cf. dernier rapport de l’UNICEF).
Les gouvernements promettent des sommes importantes qu’ils ne payent pas toujours. Les biocarburants et les produits exportés représentent un enjeu économique au détriment de l’agriculture vivrière. Des zones grandes comme la moitié de la Suisse sont dévastées pour des projets pétroliers ou autres, les paysans sont déplacés et perdent leurs champs ou ces derniers se révèlent finalement trop pollués.

Les séquelles de la sous-nutrition sont graves : des problèmes de santé récurrents entraînant la pauvreté, des capacités cognitives réduites entraînant un sous-emploi, des difficultés à éduquer les enfants entraînant la famille dans la précarité pour plusieurs générations.

Ce n’est pas une fatalité.
Les moyens existent : Si les gouvernements donnent les sommes d’argent qu’ils ont promises. Si les programmes d’aide sont appliqués, surveillés et évalués. Si on redonne de l’importance dans tous les pays à l’agriculture locale, durable et vivrière plutôt qu’aux produits d’exportation. Si on mange moins de viande (produire de la viande consomme beaucoup d’espace, de céréales, d’eau).
Rien à faire de plus : simplement appliquer les promesses et les projets, faire circuler les informations et les idées. Et les gouvernements, dans nos pays démocratiques, nous sont redevables : c’est nous qui les élisons!


Au milieu du 19ème siècle déjà, Baha’u’llah écrivait qu’ “une attention spéciale doit être accordée à l'agriculture”...

18:47 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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