11/11/2009

“La femme est l’avenir de l’homme “ dit le poète Aragon et chantait Jean Ferrat.

Quant à Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, elle a déclaré cette semaine que “Nous ne constaterons pas de réel progrès tant que les femmes continueront à être considérées comme des citoyens de seconde classe dans un si grand nombre de pays.”



Les mots d’ Aragon ont été si souvent repris qu’ils en sont devenus une simple formule creuse dont on se gausse. Si on prend le mot “homme” au sens d’ “humanité” (la femme est l’avenir de l’humanité) retrouve-t-on une signification plus précise ?
Dans bien des pays, dans le nôtre aussi pour des questions salariales par exemple, les femmes ne sont pas considérées comme des personnes à part entière. Elles valent moins que l’homme, elles sont moins payées, elles sont plus exploitées, elles sont victimes de disparités dans le domaine des soins, pendant leur enfance, leur adolescence et leur vieillesse surtout (rapport de l’OMS sur les femmes et la santé). Elles sont moins bien formées, quittent l’école plus tôt que les garçons (quand elles y ont accès), poursuivent moins longtemps leurs études. Mais elles ne travaillent pas moins, menant de front le travail nécessaire à la subsistance du foyer et le travail domestique.
Alors l’avenir ... est bien loin!

Pourtant, de multiples ONG, les travailleurs humanitaires, les organisations gouvernementales, les organismes de prêt, tout le monde s’accorde à dire que donner un pouvoir décisionnel et souvent économique aux femmes permet de faire sortir tout un village, toute une région de la pauvreté et de la dépendance. Dès qu’ on leur en donne les moyens (instruction, argent), les femmes sont tout à fait capables d’ initier un développement durable de leur environnement social.

Notre humanité boîte : pour son avenir, elle doit apprendre à progresser sur ses deux jambes, l’homme et la femme. Pas d’affrontement entre eux, ils ont la même valeur, les mêmes droits, les mêmes devoirs et peuvent avoir des fonctions semblables ou différentes sans que cela soit une source de pouvoir de l’un sur l’autre. Le progrès passe par la même considération accordée aux femmes et aux hommes.

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Commentaires

Bien dit!
Merci pour ce nouveau poste.

Écrit par : Sarah | 16/11/2009

Ce que je retiens surtout et approuve, c'est : "...et peuvent avoir des fonctions semblables ou différentes sans que cela soit une source de pouvoir de l’un sur l’autre." Cette phrase très juste permet de sortir du faux débat des différences qui justifieraient une inégalité, ou d'une égalité qui supposerait qu'hommes et femmes soient semblables : les deux approches sont caricaturales. Hommes et femmes, revendiquons nos différences qui font notre complémentarité, et jouissons-en : "parce que nous le valons bien ! "

Écrit par : Dominique | 19/12/2009

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