19/10/2009

Galilée au Vatican ...

Ainsi donc Galilée est entré au Vatican! Celui que l’Inquisition a condamné en 1633 et sommé de retirer ses thèses scientifiques sur la place respective de la terre et du soleil est présent à l’exposition Astrum 2009 à Rome (cf article de J.-F. Verdonnet dans la Tribune de vendredi 23.10) Mais le projet de lui ériger une statue dans les jardins du Vatican a été abandonné. Ainsi les conflits entre science et religion persistent et laissent des traces .


Si Dieu, créateur, lui a fait don de l’intelligence et de la raison, l’humanité se doit d’exercer ce don et de faire des découvertes dans tous les domaines, qui lui permettent de vivre plus longtemps, en meilleur santé et plus confortablement.
Mais qu’en est-il alors de la religion, contredite sur certains points par la science ?
La science et la religion s’opposant l’une à l’autre dans leur essence, l’être humain se condamne-t-il à choisir l’une aux dépens de l’autre ?
Les enseignements de la religion baha’ie affirment qu’il n’y a qu’une seule vérité ou réalité, mais que celle-ci a plusieurs facettes. S’il n’y a qu’une seule vérité, il est impossible que quelque chose soit à la fois scientifiquement faux et spirituellement vrai!
“Si les opinions et les croyances religieuses vont à l’encontre des normes scientifiques, elles ne sont que superstitions et suppositions.” Et aussi :” Un tel don (l’intelligence) met l’homme à même de discerner la vérité entre toutes choses: il le conduit à ce qui est juste et l’aide à découvrir les secrets de la création.” *
Les théories scientifiques, sujettes à progression et au changement, découlent de l’exercice par l’homme de ce don. Les vérités énoncées par les grands prophètes divins sont des révélations que Dieu nous présente sans que nous ayons eu besoin de les découvrir nous-mêmes. Elles sont à la base de toute la réflexion philosophique et éthique. Ainsi il n’y a pas contradiction mais plutôt complémentarité. J’ose une métaphore : La religion et la science sont comme les deux ailes d’un oiseau qui lui permettent de bien voler. Elles permettent à l’homme de progresser matériellement et spirituellement. Il n’est pas possible de voler avec une seule aile : la science seule peut amener aux pires excès et atrocités. La religion seule à la superstition et au fanatisme.

L’équilibre entre ces deux puissantes forces est nécessaire à un développement harmonieux sur notre terre.

* extraits d’écrits baha’is.

18:08 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Difficile d'être un savant quand on s'occupe comme Galilée, de Science.

Giordano Bruno

Naissance : 1548 à Nola (Campanie, dans le Royaume de Naples)
Décès : brûlé vif le 17 février 1600 à Rome
École/tradition : atomisme, Néopythagorisme
Principaux intérêts : Théologie, Philosophie
Idées remarquables : univers infini, pluralité des mondes
Influencé par : Raymond Lulle, Nicolas de Cues, Johannes Reuchlin, Nicolas Copernic
A influencé : Johannes Kepler, Galilée, Spinoza, Schelling. Rien que ça !

Le 20 janvier 1600, Clément VIII ordonne au tribunal de l'Inquisition de prononcer son jugement qui le déclare hérétique et qui, « devant son extrême et résolue défense », le condamne à être remis au bras séculier pour être puni, selon la formule habituelle, « avec autant de clémence qu'il se pourrait et sans répandre de sang. » (ut quam clementissime et citra sanguinis effusionem puniretur).
À la lecture de sa condamnation au bûcher, Bruno commente : « Vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à la recevoir. ». Le 17 février 1600, il est mis nu, la langue entravée par un mors de bois l'empêchant de parler et de crier, sur le Campo Dei Fiori et supplicié sur le bûcher devant la foule des pèlerins venus pour le Jubilé.

Giordano Bruno n'a pas eu la "chance" d'être reconnu par le Vatican comme le fut Galilée ! Giordano Bruno a été brûlé vif bien qu'il a été un père spirituel pour Galilée (voir ci-dessus).

Source : Wikipedia

Écrit par : Sésame | 19/10/2009

J'ai aimé cette notion de vérité à plusieurs facettes!

Écrit par : Marie-Claude | 20/10/2009

LETTRE AU VATICAN
Condamnation et réhabilitation du savant Galilée

Il n'était pas de mon intention de diffuser cette lettre sur l'Internet.
Je pensais retenir l'attention du Vatican en lui rappelant l'existence de mon ouvrage.
Sa réponse évasive et brève, rejetant ainsi toute collaboration, m'impose de publier cette correspondance qui confirme l'embarras et le mutisme des milieux religieux à l'égard de mon étude.

Consulter :
monsite.orange.fr/autoedition.mgl
Joël Col


LETTRE AU VATICAN : Décembre 2009

Aux bons soins de la LIBRAIRIE EDITRICE DU VATICAN
À l’attention de Monsieur l’Archevêque Gianfranco Ravasi,
Président du Conseil Pontifical pour la Culture.

Veuillez m’excuser pour la liberté que je prends en vous écrivant.
J’ai élaboré une étude sur l’implication de la Bible dans la condamnation de l’astronome Galilée, étude à laquelle j’ai consacré plus de douze années - je dois dire aussi que je l’ai traduite en anglais et en espagnol.
 Et dans cette étude - intitulée Entre Galilée et l’Église : la Bible - je démontre, verset après verset, que si les traductions de la Bible avaient été fidèles à leurs Textes originaux (hébreux et grecs) Galilée n’aurait pas été condamné par l’Église pour “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux Saintes Écritures”.
De nombreux arguments ont été avancés par l’Église pour tenter d’expliquer cette douloureuse Affaire, mais, il faut bien le constater, ces arguments n’ont jamais mis un terme à ce Conflit (Galilée n’ayant toujours pas été officiellement réhabilité par l’Église). On ne saurait négliger ce fait d’importance.

Voilà 6 années que je publie cet ouvrage - mon premier exemplaire ayant été envoyé au Cardinal Paul Poupard le 14 novembre 2003. À ce jour, je n’ai pas eu la moindre contestation sur cette étude de la part du Vatican, ni d’ailleurs.
 Mon souhait serait de voir les autorités catholiques mettre un terme à la condamnation du savant en proclamant officiellement sa réhabilitation. 
Mais auparavant, il sera nécessaire que ces autorités reconsidèrent :
. le motif de sa condamnation (motif rédigé par l’Église à l’occasion du procès du 22 juin 1633 “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures”),

. ces erreurs de traduction de la Bible (mon analyse démontrant que dans les Textes originaux le soleil n’est pas dépeint comme un astre tournant autour de la terre, contrairement à ce qu’affirment leurs nombreuses traductions).
Mon étude, par voie de conséquence, vise à ôter le discrédit qui est tombé sur ce Livre Saint. Et je pense ainsi avoir répondu aux souhaits du Pape Jean-Paul II qui déclarait :

“Pour aller au-delà de cette prise de position du Concile, je souhaite que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l’examen du cas Galilée, et, dans une reconnaissance loyale des torts, de quelque côté qu’ils viennent, fassent disparaître les défiances que cette affaire oppose encore, dans beaucoup d’esprits, à une concorde fructueuse entre science et foi, entre Église et monde. Je donne tout mon appui à cette tâche qui pourra honorer la vérité de la foi et de la science et ouvrir la porte à de futures collaborations.”

Je suis à votre entière disposition pour répondre à toute question concernant cette étude.
 En attendant de vous lire, je vous prie d’accepter, Monsieur l’Archevêque, mes très respectueuses salutations,
Joël Col



Réponse du Secrétariat du Vatican le 25 mars 2010.

Monsieur,
Vous avez envoyé, voici déjà quelque temps, un courriel au Conseil Pontifical de la Culture. Vous y parlez de Galilée et de vos recherches sur la question intéressante de la traduction de la Bible à laquelle Galilée avait accès. 
Le Conseil Pontifical de la Culture, qui n'est pas la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne peut que vous encourager dans ces recherches. Comme vous le savez, c'est à travers l'initiative STOQ que ce Dicastère agit pour un dialogue renouvelé entre hommes de science et hommes de foi.
Veuillez croire en notre cordial dévouement,
Le Secrétariat.


Réponse au Secrétariat le 25 mars 2010.

Monsieur,
N’ayant pas eu réponse de Monsieur l'Archevêque Gianfranco Ravasi à mon courriel de décembre 2009, renouvelé en mars 2010, je considère que le Vatican ne donne aucune suite à ma requête. 
Je pense aussi que les responsables de l’organisme STOQ (Science, Theology and the Ontological Quest) que vous citez auraient dû, en toute logique, être informés par vos Services de ma demande.
 Et je constate que mon étude – en votre possession depuis novembre 2003 – n'a suscité ni intérêt ni critique de la part des responsables en charge de cette Affaire. 
Permettez-moi de vous exprimer ma déception.
Veuillez agréer, Monsieur, mes respectueuses salutations,
Joël Col

Écrit par : Joël Col | 28/04/2010

Les commentaires sont fermés.