04/10/2009

Causerie de R.Pachauri,président du GIEC

En marge du sommet des Nations Unies pour le changement climatique, le 22 septembre dernier à New York, Monsieur Rajendra Pachauri, président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, prix Nobel 2007 avec Al Gore) a donné une causerie dans les bureaux de la Communauté internationale baha’ie (ONG auprès de l’ONU).


“Les inégalités et les injustices qui vont vraisemblablement survenir au niveau mondial suite aux changements climatiques impliquent une prise en compte sérieuse des dimensions éthiques et morales du réchauffement global... De nombreuses régions du monde subiront des conséquences inéquitables, inégales et dramatiques. Notre niveau de réflexion doit s’élever et je pense que l’éthique apparaîtra alors comme la dimension cruciale absente du débat.”

Les propos de Rajendra Pachauri ont été repris lors du lancement officiel d’un appel aux dirigeants du monde, initié par la Communauté internationale baha’ie et signé par 25 organisations non gouvernementales, groupes religieux et pouvoirs publics.
Ce document appelle les dirigeants du monde à “sérieusement prendre en compte les questions éthiques et morales à l’origine de la crise climatique”. Il affirme : “La recherche d’une justice climatique n’est pas une compétition pour le contrôle de ressources limitées, mais fait partie d’un processus cherchant à atteindre un niveau plus élevé d’unité parmi les nations alors qu’elles tentent de construire une civilisation durable, juste et pacifique”.

M. Pachauri a ajouté que la science proposant les éléments constitutifs de la compréhension de l’impact et des probabilités du changement climatique, il est important que les groupes de citoyens et les individus deviennent le fer de lance de la motivation nécessaire à l’action.
“Je pense que vous ne pouvez pas réellement compter sur les dirigeants, vous ne pouvez pas compter sur les Etats-nations a-t-il déclaré. Vous avez absolument besoin d’une lame de fond d’actions et d’une prise de conscience des citoyens quant à ce qui doit être entrepris. Si cela se produit, alors les dirigeants suivront.”
“Vous devez persévérer et persister. Cela étant, vous serez capable de changer la nature du débat. En particulier, l’impact à long terme du changement climatique sur les générations futures doit être pris en considération. Les valeurs éthiques exigent une action rapide.”

Article et document Voir http://news.bahai.org (recent headlines)

17:29 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Il faut penser plus penser aux changements climatiques- il a raison.

Écrit par : Mariachi - calling card international | 17/11/2009

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